Ignoti Nulla Cupido: "On ne désire pas ce qu'on ne connais pas". 'Angelo'

L'informatique

Informatique

 
Le super-calculateur Columbia de la NASA
Le super-calculateur Columbia de la NASA
L'informatique désigne l'automatisation du traitement de l'information par un système, concret (machine) ou abstrait. Dans son acception 
Software engineering (Génie logiciel) : ce qui ressort de la modélisation et du développement des logiciels ; ceci comprend deux aspects : les données et les traitements ; les deux aspects sont liés dans la mise 
  • Origine du terme [

    Le terme informatique est un mot-valise créé en mars 1962 par Philippe Dreyfus, ancien directeur du Centre National
     de Calcul Électronique de Bull dans les années 1950, 
    qui, en 1962, a utilisé pour la première fois
     ce terme dans la désignation de son entreprise « Société d'Informatique Appliquée » (SIA). à partir des mots « information » et « automatique ».
    En France, l'usage officiel du mot a été consacré par Charles de Gaulle qui, en Conseil des ministres, a tranché entre « informatique » et « ordinatique »,
     et le mot fut choisi par l'Académie française en 
    1967 pour désigner cette nouvelle discipline. En juillet 1968, le ministre fédéral de la Recherche scientifique 
    d'Allemagne, Gerhard Stoltenberg, prononça 
    le mot Informatik lors d'un discours officiel au sujet 
    de la nécessité d'enseigner cette nouvelle discipline dans les universités de son pays, et c'est ce mot qui servit aussitôt à nommer certains cours dans les universités allemandes.
     Le mot informatica fit alors son apparition en Italie et en Espagne
    , de même qu'informatics au Royaume-Uni.
    Pendant le même mois de mars 1962 Walter F. Bauer inaugura la société américaine Informatics Inc. qui, elle, déposa son nom et poursuivit toutes 
    les universités qui utilisèrent ce nom pour décrire 
    la nouvelle discipline, les forçant à se rabattre sur computer science, bien que les diplômés qu'elles formaient étaient pour la plupart des praticiens de l'informatique plutôt 
    que des scientifiques au sens propre. L'Association for 
    Computing Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde, approcha même Informatics Inc. afin de pouvoir utiliser le mot informatics
     pour remplacer l'expression computer machinery, mais l'entreprise déclina l'offre. La société Informatics Inc. cessa ses activités en 1985
    , achetée par Sterling Software.
     

    Évolution récente

    L'évolution récente tend à employer plutôt l'expression TIC en français, pour technologies de l'information et de la communication (en américain ICT, 
    information and communication technology).
    Le mot communication tend à donner une importance excessive aux échanges et aux accès, par rapport aux contenus 
    des bases de données de connaissances, dans une optique knowledge management.
    C'est la raison pour laquelle certains experts, comme Bernard Besson, préfèrent employer l'expression TICC
    , pour technologies de l'information, de la communication et de la connaissance.
     

     

    Notes

    Il existe plusieurs termes anglais pour désigner le concept d'« informatique ». Certains comme automatic data processing ou electronic data processing et 
    leur abréviation reflètent une vision plus ancienne et 
    ne sont plus guère utilisés. Même data processing est parfois considéré par 
    certains informaticiens professionnels comme propre à la langue des administrateurs et des non-informaticiens 
    (dans le jargon du métier, costards ou, en anglais, suits). Quant à informatics, il est davantage employé en Europe, selon certaines sources.
    On trouve d'autres variantes peu attestées; c'est le cas de computing science, electronical data processing, ordinatique, 
    technologie des ordinateurs ou science de l'informatique.
    Il faut dire que les concepts et la terminologie ont suivi l'évolution de la réalité. Ainsi, les ordinateurs, qui effectuaient autrefois des opérations 
    relativement simples de calcul sur des données, traitent de façon de plus en plus complexe, aujourd'hui, de l'information autrement plus significative
     (connaissances et savoir-faire). De la désignation informatique, on est passé peu à peu à celle de technologies de l'information. On voit poindre, 
    dans certains milieux, des appellations comme technologies ou nouvelles technologies de l'information et de la communication qui céderont peut-être 
    leur place à une autre dénomination qui reflétera
     le traitement des connaissances, des savoir-faire et même de « l'intelligence ».
     Progressivement le terme informatique glisse vers un sens plus restreint relié aux aspects techniques.
     

     

    Domaines d'application de l'informatique

    Le traitement de l'information s'appliquant à tous les domaines d'activité, on pourra les trouver associés au mot informatique. 
    Ainsi on pourra parler d'informatique médicale quand 
    ces outils sont utilisés par exemple dans l'aide au 
    diagnostique, et ce champ d'activité se rapportera plutôt à l'informatique scientifique décrit ci-dessous; ou bien on parlera d'informatique bancaire; il s'agira alors soit des systèmes d'information
     bancaire qui relèvent plutôt de l'informatique de 
    gestion, de la conception et de l'implantation de produits financiers qui relève plutôt de l'informatique scientifique et des mathématiques, ou encore de l'automatisation des salles de marché qui en partie relève de l'informatique temps réel. 
    On peut schématiquement distinguer les grands différents types suivants :
    Jusqu'en 1965, la mécanographie, et par la suite la simple mécanisation de la mécanographie connue sous le vocable « informatique fiabilisée par la transistorisation », savait faire tous ce qui est énuméré ci-dessus, sauf de la comptabilité en grandes entreprises.
    Gilbert Bitsch, chef de projets à la SACM de Mulhouse, réalisa le premier positionnement de compte sur une tabulatrice IBM 421, réalisation qui ouvrait la comptabilité à l'informatique.
    Cette révolution en gestion mit fin à l'ère des ateliers de machines comptable en grandes entreprises.
     

    Histoire

     
     

     

    Les origines

    Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque, boulier, etc.). 
    Parmi les algorithmes les plus anciens, on compte des tables 
    datant de l'époque d'Hamurabi (env. -1750).
     Les premières machines mécaniques apparaissent entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. 
    La première machine à calculer mécanique réalisant les quatre opérations aurait été celle de Wilhelm Schickard au XVIe siècle, 
    mise au point notamment pour aider Kepler à établir les tables rudolphines d'astronomie.
    En 1642, Blaise Pascal réalisa également une machine à calculer mécanique qui fut pour sa part commercialisée et dont neuf
     exemplaires existent dans des musées comme celui des Arts et métiers et dans des collections privées (IBM).
    La découverte tardive de la machine d'Anticythère montre que les Grecs de l'Antiquité eux-mêmes avaient commencé à réaliser des mécanismes
     de calcul en dépit de leur réputation de mépris 
    général pour la technique (démentie d'ailleurs par les travaux d'Archimède).
    Cependant, il faudra attendre la définition du concept de programmation (illustrée en premier par Joseph Marie Jacquard avec ses métiers à tisser 
    à cartes perforées, suivi de Boole et Ada Lovelace pour 
    ce qui est d'une théorie de la programmation des opérations mathématiques) pour disposer d'une base permettant d'enchaîner des 
    opérations élémentaires de manière automatique.
     

     

    La mécanographie

    Une autre phase importante fut celle de la mécanographie, avec l'apparition des machines électromécaniques
     alimentées par cartes perforées de l'Allemand Hollerith, à la fin du XIXe siècle. 
    Elles furent utilisées à grande
     échelle pour la première fois par les Américains lors du recensement de 1890 aux États-Unis, suite à l'afflux des immigrants dans ce pays lors de la seconde
     moitié du XIXe siècle. Les Allemands étaient probablement bien équipés en machines mécanographiques avant la Seconde Guerre mondiale. 
    Ces équipements, installés par ateliers 
    composés de trieuses, interclasseuses, perforatrices, 
    tabulatrices et calculatrices connectées à des perforateurs de cartes ont dû leur apporter une certaine 
    supériorité pour la construction des armements. 
    Toutefois, ceci n'a pas été examiné en
     profondeur par les historiens. Leur moindre mérite n'est pas la réussite du programme. 
    On ne pouvait pas encore parler d'informatique, car les traitements étaient exécutés à partir de techniques électromécaniques 
    et basés sur l'usage de lampes radio ; anodes, cathodes, triodes etc.
     La chaleur dégagée par ces lampes rendait ces ensembles peu fiables.
     

    Science des nombres et Système de numération

    Examen de quelques systèmes numériques de jadis à nos jours.
    Des tablettes d'argile servaient de document aux scribes, assis sur les quais de débarquements pour les prises en charge des arrivages ou dans les entrepôts lors de la sortie ou de l'entrée des marchandises. Le Romain marquait d'un trait à 10, le Celte à 20 et le juif à 144 arrivé à chaque fin de son système numéral pour enregistrer jusqu'à la dernière pièce les mouvements à enregistrer.
    George Boole, mathématicien anglais (1815-1864), fut l’inventeur du système binaire. Sans son système, il n'y aurait pas d'ordinateurs transistorisés qui fonctionnent grâce à des 0 et des 1, qui permettent d'aller en calculs à l'infini.
     

     

    L'informatique moderne

    L'ère des ordinateurs modernes commença avec les développements de l'électronique pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvrant la porte à la réalisation concrète de machines opérationnelles. Au même moment, le mathématicien Alan Turing théorise le premier ce qu'est un ordinateur, avec son concept de machine universelle de Turing.
    L'informatique est donc un domaine fraîchement développé, même s'il trouve ses origines dans l'antiquité (avec la cryptographie) ou dans la machine à calculer de Blaise Pascal, au XVIIe siècle. Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu'elle a été reconnue comme une discipline à part entière et a développé des méthodes, puis une méthodologie qui lui étaient propres.
    Son image a été pendant quelque temps surfaite : parce que les premiers à programmer des ordinateurs avaient été des ingénieurs rompus à la technique des équations différentielles (les premiers ordinateurs, scientifiques, étaient beaucoup utilisés à cette fin), des programmeurs sans formation particulière, parfois d'ailleurs issus de la mécanographie, cherchaient volontiers à bénéficier eux aussi de ce label de rocket scientist afin de justifier des salaires rendus confortables par :
    L'émergence d'un aspect réellement scientifique dans la programmation elle-même (et non dans les seules applications scientifiques que l'on programme) ne se manifeste qu'avec la série The Art of Computer Programming de Donald Knuth, professeur à l'Université de Stanford, à la fin des années 1960, travail monumental encore inachevé en 2004. Les travaux d'Edsger Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey procèdent d'une approche également très systématique et elle aussi quantifiée.
    On demandait à Donald Knuth dans les années 1980 s'il valait mieux selon lui rattacher l'informatique (computer science) au génie électrique — ce qui est souvent le cas dans les universités américaines — ou à un département de mathématiques. Il répondit : « Je la classerais volontiers entre la plomberie et le dépannage automobile » pour souligner le côté encore artisanal de cette jeune science.
    Toutefois, la forte scientificité des trois premiers volumes de son encyclopédie suggère qu'il s'agit là plutôt d'une boutade de sa part. Au demeurant, la maîtrise de langages comme Haskell, Ocaml ou même APL demande un niveau d'abstraction tout de même plus proche de celui des mathématiques que des deux disciplines citées.
    La miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à un besoin de plus en plus pressant de traitement des informations de toutes sortes (scientifiques, financières, commerciales, etc.) a entraîné une diffusion de l'informatique dans toutes les couches de l'économie comme de la vie de tous les jours.
    En France, l'informatique a commencé à vraiment se développer seulement dans les années 1960, avec le Plan Calcul. Beaucoup de choses ont été dites sur ce plan. Comme souvent en Histoire, il peut y avoir des erreurs d'interprétation.
     

    Approche fonctionnelle

    Comme énoncé ci-dessus, l'informatique est le traitement automatisé de données par un appareil électronique : l'ordinateur ; les germanophones parlent de elektronische Datenverarbeitung / EDV (« traitement électronique de données »), les anglophones d'information technology / IT (« technologies de l'information »), c'est-à-dire :
    la conversion de ces informations en suite de nombres pose le problème du format des données, du codage et des formats normalisés (par exemple, représentations des nombres entiers ou à virgule flottante, encodage des textes en ASCII, Unicode, format TeX ou RTF et polices PostScript ou TrueType pour les textes, formats bitmap, TIFF, JPEG, PNG, etc. pour les images fixes, formats QuickTime, MPEG pour les vidéos, interface MIDI pour la musique...).
    comme il existe, selon les programmes et les besoins, une grande variété de codages possibles pour représenter chaque type d'information, beaucoup de traitements consistent à convertir les données d'un format vers un autre...
     

     

    Approche organisationnelle

    L'informatique pour l'organisation est un élément d'un système de traitement d'information (les entrées peuvent être des formulaires papier par exemple) et d'automatisation. Depuis Henry Ford, l'automatisation des tâches ayant été identifiée comme un avantage concurrentiel, la question est : que peut-on automatiser ?
    Autant il est relativement facile d'automatiser des tâches manuelles, autant il est difficile d'automatiser le travail intellectuel et parfois créatif. L'approche de l'informatique dans une organisation commence donc par l'élucidation des processus, c'est-à-dire la modélisation du métier. Après validation, la MOA (Maîtrise d'Ouvrage) fournit les spécifications fonctionnelles de (l'ouvrage) qui vont servir de référence dans la conception pour la MOE (Maîtrise d'œuvre).
    Cette conception sera alors effectuée dans le respect d'un Cycle de développement qui définit les rôles et responsabilités de chaque acteur. Ainsi, les échanges entre MOA et MOE ne se résument pas à la maîtrise des chantiers (tenue des délais et des coûts, et validation des livrables), la MOA et la MOE sont garantes (éventuellement responsables sur un plan juridique) de la cohérence des systèmes d'information, et de l'adéquation des solutions informatiques avec les problèmes utilisateurs finaux initialement constatés.
     

     

    Matériel

     
    On utilise également le terme anglais hardware (littéralement « quincaillerie ») pour désigner le matériel informatique. Il s'agit de tous les composants que l'on peut trouver dans :
    1. Les ordinateurs et leurs périphériques : un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données sous forme binaire, représentées par des variations de signal électrique. Il existe différents types d'ordinateurs :
    Un IBM PC 5150 datant de 1981, Système d'exploitation IBM-DOS 2.0
    Un IBM PC 5150 datant de 1981, Système d'exploitation IBM-DOS 2.0
    De bureau ou portables. Ils sont composés d'une unité centrale : un boîtier contenant la carte mère, l'alimentation, des unités de stockage. On y ajoute une console : un écran et un clavier. Divers périphériques peuvent leur être ajoutés, une souris, une imprimante, un scanner, etc.
    PC Portable
    PC Portable
     
    Des micro-ordinateurs particulièrement puissants et chers, utilisés uniquement pour des besoins professionnels pointus (conception assistée par ordinateur). Ce terme était particulièrement en vogue dans les années 1980-1990. Depuis les années 2000, il n'est guère possible de concevoir une station de travail plus puissante qu'un micro-ordinateur haut de gamme ;
    Une armoire abrite l'unité centrale et l'alimentation, une ou plusieurs autres les périphériques de stockage (disque dur, sauvegarde) tandis que les moyens de communication et réseau (routeur, hubs, modem) sont dans la même pièce, mais dans des racks séparés. Une console d'administration (écran, clavier, imprimante) est généralement située dans ce même local ;
    Ce sont des ordinateurs qui proposent souvent à des entreprise un endroit de stockage universel pour les utilisateurs connectés aux serveurs. Les serveurs peuvent effectuer des tâches telles que : servir de Pare-Feu, héberger un serveur web (page internet partagée sur le World Wide Web) ou tout simplement pour partager un nombre important d'imprimantes et de périphériques. Les prix des Serveurs sont élevés car le Serveur a été conçu pour rester allumé en permanence, alors le matériel est durable et performant. ;
    Ce sont des ordinateurs de poche proposant des fonctionnalités liées à l'organisation personnelle (agenda, calendrier, carnet d'adresse, etc.). Ils peuvent être reliés à Internet par différents moyens (réseau Wifi, Bluetooth, etc.). ;
    Ce sont des ordinateurs qui réunissent tous les périphériques et le matériel pour donner la tâche à l'ordinateur de capter la télévision, écouter de la musique et tout ca sur son écran de télévision, avec généralement une manette à distance. Ce genre de PC est un divertissement familial et est très accessible, bien que leurs prix ont eu tendance à être hauts ces derniers temps, ce type d'ordinateur devient de plus en plus accessible à tous. ;
    Dans le domaine de l'informatique embarquée : téléphone, électroménager, automobile, armements militaires, etc. Les cartes à puces, ou l'informatique industrielle.
     
     

     

    Logiciel

     
    Le logiciel désigne la partie à première vue immatérielle de l'informatique, l'organisation et le traitement de l'information : les programmes. On s'est en effet vite rendu compte que des machines techniquement très avancées pour leur époque, comme la Bull Gamma 60, restaient invendables tant qu'on n'avait pas de programmes à livrer pour les rendre immédiatement opérationnelles. IBM lança entre 1968 et 1973 une sorte d'ancêtre du logiciel libre avec son ordinateur 1130, politique qui assura à celui-ci par effet boule de neige un succès immédiat et planétaire, mais les conclusions d'un procès antitrust lui interdirent de distribuer bénévolement du logiciel.
    Le monde des mainframes classe les logiciels en catégories suivantes :
    Plus simplement on distingue généralement trois types de logiciels (par ordre de proximité du matériel) :
    On classe aussi les logiciels en libre et propriétaire, bien que les deux soient parfois panachés à des degrés divers. Certains ont une fonction bureautique ou multimédia comme par exemple les jeux vidéo. Certains logiciels ont acquis des noms connus de tous.
    Le noyau du système d'exploitation crée le lien entre le matériel et le logiciel. Un logiciel, quand il est fourni sous sa forme binaire, serait utilisable uniquement avec un système d'exploitation donné (car il en utilise les services), et ne fonctionnerait que sur un matériel spécifique (car il en utilise le code d'instructions). Une conception plus récente, depuis le milieu de années 1980, consiste à distribuer les logiciels tous binaires confondus, et à les munir d'un système de licences par jetons ou tokens permettant l'usage de N copies simultanées du logiciel sur le réseau, tous matériels confondus. Cette approche est majoritaire dans le monde UNIX.
    À l'initiative de Richard Stallman et du GNU, à partir de 1985, une mouvance de programmeurs refuse cette logique propriétaire et ceux-ci se muent en concepteurs inventifs pour se lancer dans le développement d'outils et de bibliothèques système libres et compatibles avec le système UNIX. C'est pourtant le projet indépendant Linux, initié par Linus Torvalds, basé sur les travaux et les outils du GNU, qui aboutira dans la création d'un système d'exploitation complet et libre appelé GNU/Linux.
    Une bonne partie des logiciels actuels fonctionnent dans un environnement graphique pour interagir avec l'utilisateur. La diversité des systèmes informatiques a fait apparaître une technique visant à combiner le meilleur de chacun de ces univers : l'émulateur. Il s'agit d'un logiciel permettant de simuler le comportement d'un autre système dans celui que l'on utilise,
    Le terme anglais est software, à l'origine un jeu de mot entre hardware (« quincaillerie », pour désigner le matériel) et l'opposition soft/hard (mou/dur), opposition entre le matériel (le dur) et l'immatériel (le mou). Les traductions françaises matériel et logiciel rendent parfaitement cette opposition et cette complémentarité.
    Le logiciel réalise normalement une fonction attendue de ses utilisateurs. Néanmoins, des effets secondaires (parfois nommés par contresens de traduction effets de bord) existent. Parfois même, certains logiciels sont destinés à nuire, comme les viru informatiques, nommés en anglais, par analogie avec software : malware (qu'on pourrait traduire par le néologisme nuisiciel, ou 

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