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La misère pour les écrans et...

HDCP : la misère pour les écrans et les cartes graphiques
On en a une bien bonne à vous raconter. Nous avons deux mauvaises nouvelles, vous voulez commencer par laquelle ?

- La première, c’est que la quasi totalité des écrans en vente jusqu’à ce jour (tubes et plats) seront incapables d’afficher les prochains films haute définition.

- La deuxième, c’est que de toute façon le constat n’est pas meilleur pour les cartes graphiques.

Tout cela en raison d’une nouvelle norme indispensable nommée HDCP, pour High Bandwidth Digital Content Protection.
Le pourquoi du comment
Les majors paniquent. Le piratage tue la création. Il n’y a pas d’étude réelle de ses conséquences, pas de chiffres (hormis une très récente étude
qui fait d’ailleurs ressortir le contraire,
étude financée par le ministère de la Recherche auprès de 4000 personnes sur le téléchargement P2P et ses conséquences), mais les majors
en sont convaincues : on les lèse, on les spolie.
Du coup elles se défendent.
Le choix proposé était soit l’impossibilité totale de lire les futurs films haute définition sur les ordinateurs, comme c’est déjà le cas pour
certains CD audio, soit la mise en place d’un système de protection par
cryptage rendant impossible la copie, et même toute tentative de copie. Elles ont donc confié le soin aux acteurs informatiques de mettre eux-même en place une solution fiable.
Intel a joué un rôle central au sein du consortium qui a accouché d’une nouvelle norme, le HDCP. Toute la chaîne de l’image devra y être certifiée pour que le film soit lu, soit :

  • le lecteur, Blu-Ray ou HD-DVD,
  • la carte graphique si le film est lu sur ordinateur,
  • le diffuseur, soit l’écran à tube, LCD, plasma ou encore le vidéo/rétro projecteur.

    Le schéma de communication est le suivant : le COPP Driver (Certified Output Protection Protocol) de l’OS interroge le bios de la carte
  • graphique pour vérifier s’il est ou non légitime.
  • Une fois l’accord passé, la carte interroge la KSV de l’écran, une clé unique sur 40 bits qui autorise ou non après comparaison avec une base fournie par
  • le consortium HDCP la lecture et la diffusion du film.

    Voici ce que ça donne par exemple si la certification HDCP est assurée par des puces Silicon Image sur tous les chaînons :


    Les produits certifiés le revendiquent soit en affichant clairement leur compatibilité HDCP en toute lettre (HDCP Ready), soit au travers d’un tampon HD Ready.

    Etre HDCP implique également l’utilisation d’une interface numérique. Seules les entrées / sorties DVI et HDMI (un DVI avec passage du son en plus via le même câble)
  • peuvent revendiquer cette certification. A noter que la présence d’une interface numérique n’implique pas forcément la compatibilité HDCP. D’où un problème majeur pour les
  • écrans et cartes graphiques actuels, qui sauf exception ne sont pas et en seront jamais HDCP.

    Enfin, avant d’entrer dans le vif du sujet, nous proposons à ceux qui en sont pas en
  • core familiers avec la HD de visualiser ce que le passage de la résolution actuelle des DVD au 720p puis 1080p va apporter en détails dans les images.
  • Ceux qui veulent s’en passer : ne passez pas par la case 2, vous n’empochez rien au passage, rendez-vous directement en page Le HDCP vu des écrans.
  • HD ok, mais c’est quoi ?
    La résolution PAL / SECAM actuelle est de 720 x 576 pixels, pour le 4/3 comme pour le 16/9. Si l’émetteur sort des images entrelacées, c’est à dire par demi frames, on parle d’une résolution de 576i (pour interlaced), contre 576p pour un signal progressif, en full frames. En 576p ce sont 415 Kpixels qui seront dessinés simultanément, contre la moitié, 207 Kpixels en 576i.

    Le NTSC (système américain notamment) travaille avec un plus grand nombre d’images par secondes, 30 et lieu de 25, mais avec une résolution un peu plus faible : 538 x 480 pixels en 4/3, 720 x 480 en 16/9. Le 480p des films comprend donc au mieux 346 Kpixels.

    From Wikipedia, the free encyclopedia.

    Le passage en HD consiste à améliorer la définition des images. Quatre modes HD coexistent déjà, à travers des bandes annonces (sur le site d’Apple par exemple) ou de films de démonstrations (sur celui de Microsoft) :

  • 720i, 1280 x 720 pixels = format 16/9 = 922 Kpixels. C’est déjà mieux, mais on reste en entrelacé. Heureusement, ce format devrait être peu utilisé. Les médias seront plutôt au format suivant :

  • 720p : on est toujours en 1280 x 720 pixels, 922 Kpixels, mais en full frames cette fois. La fluidité des images est meilleure, leur piqué aussi. C’est le format qu’utiliseraient notamment la majorité des futures chaînes de TV HD.

  • 1080i : on quitte la HD tout court pour passer en full HD, avec une résolution de 1920 x 1080 pixels, soit 2 Mpixels. C’est ce qu’on avait il n’y a pas si longtemps en résolution photo, sauf que cette fois c’est animé. Toutefois, le fait qu’il s’agisse là d’un signal entrelacé n’améliore pas forcément le rendu par rapport au 720p. Cela permet de gagner un peu en définition, mais pas forcément en qualité d’image ressentie. Pour l’instant, les spécialistes de la HD (fabricants de cartes graphique, diffuseurs TV...) tendent à dire qu’on y gagne quand même un peu dans les films, mais que les jeux sont mieux en 720p. Par exemple sur la Xbox 360. Mais la vraie HD, celle vers qui tout le monde tendra à long terme, c’est :

  • 1080p : 1920 x 1080 pixels, 2 Mpixels en full frames. Si l’écran et la machine tiennent la route, alors c’est la claque. Le problème, c’est qu’un tel format demande des débits très élevés, que les machines actuelles ne tiennent pas forcément. Faites donc l’essai chez vous avec les deux liens donnés plus haut.

    Si ça passe, voici ce que ça donne sur une bande annonce Quicktime HD :


    Là, c’est juste pour vous donner une idée des images d’origine, de la montée en format.

    Voici maintenant trois détails extraits, sans aucune redimension, des images ci-dessus :

    480p
    720p
    1080p

    En fait, ces extraits ne représentent pas du tout la qualité réelle affichée. Ces trois images seront redimensionnées en fonction des supports et de leur résolution : grande TV, petit écran , vidéo projecteur...

    Voici ce que ça rendra au mieux (en fonction de votre logiciel de lecture vidéo) sur un écran LCD classique, un 17 ou un 19 pouces, ayant une résolution native de 1280 x 1024 pixels :

    480p
    720p
    1080p

    Ça ne change pas grand chose en piqué sur un petit écran équipé d’un lecteur vidéo très doué pour les redimensions. On aura au mieux une sensation d’image plus propre au fur et à mesure qu’on monte en résolution d’origine.

    En revanche, on note déjà des différences dans les rendus des couleurs. Celles de l’image en 1080p à l’origine sont plus vives : la redimension se fait avec plus de matière au départ, et donc plus finement.

    Voici maintenant ce que le film rend sur un écran full HD, type LCD 24 pouces en 1920 x 1200, avec une redimension parfaite :

    480p
    720p
    1080p

    Encore une fois, les différences qui sautent au yeux en premier sont les couleurs. Toutefois, on distingue aussi des variations du niveau de détail d’une image à l’autre, sur le sourcil, sur la joue...

    Mais en plus, ces résultats ne reflètent que ce que produira une mise à l’échelle de qualité sur PC, ou sur un téléviseur HD de bonne facture. Sur un téléviseur d’entrée de gamme équipé d’un scaler moyen, ça risque plutôt de donner ceci (redimension au plus proche) :

    480p
    720p
    1080p

  •  

    Le HDCP vu des écrans
    Pour avoir droit à la HD, il faut que l’ordinateur y soit éligible, c’est à dire doté d’une chaîne de l’image certifiée HDCP sur tous ses éléments. Règle numéro 1 : le lecteur et la carte graphique doivent être HDCP. Sans ça il n’y aura pas de lecture du tout, ou une lecture dans une qualité inférieure.

    En fait il semble qu’en cas de non certification HDCP de l’écran, ce soit au média qu’il convient de décider de la marche à suivre. C’est ce qu’explique un document de Microsoft, forcément au coeur de cette protection sur les ordinateurs, dans lequel ils décrivent le rôle des éléments et adressent des recommandations aux fournisseurs de contenus sur la règle à appliquer. Et là, leurs recommandations varient en fonction des interfaces :

    DVI (numérique)

    On pourrait croire à tort que DVI et DVI + HDCP, les majors pourraient être généreuses et laisser passer le flux. Ce n’est quand même pas notre faute si le constructeur d’écran a omis d’ajouter la certification...

    C’est tout le contraire. Microsoft souligne que la prise DVI non protégée par HDCP est l’interface de rêve pour les copies, car elle serait facile à dériver et le signal serait parfait, puisque numérique. Du coup l’attitude recommandée est on ne peut plus ferme : écran noir. Et pour les laxistes qui se refuseraient à couper l’accès à un contenu acheté en bonne et due forme, Microsoft préconise une réduction de la résolution par deux en hauteur et largeur, avec en plus un léger brouillage de l’image ET "a polite message" pour reprendre leur expression, expliquant que les conditions de sécurité ne sont pas respectées. Et encore, cette vision dégradée pourrait n’être que temporaire, le temps que l’utilisateur lise bien le message. Puis ça virerait au noir. Ouch !

    HDMI (numérique)

    Cette prise vidéo est pour l’instant réservée aux TV plates (LCD, plasma) et projecteurs haut de gamme. Cette année, on devrait commencer à en voir sur certaines cartes graphiques et cartes mères, destinés aux PC de salon. Microsoft explique que le problème est le même qu’au précédent paragraphe, puisque cette interface est tout simplement dérivée du DVI auquel on ajoute le son, en numérique lui aussi. Les recommandations sont donc les mêmes.

    VGA (analogique)

    C’est la prise la plus courante pour relier un PC à son moniteur, il y transite un classique signal RGB. Aucune protection ne peut être posée dessus et, du fait des conversions successives, le signal est moins propre qu’en DVI. Pour l’heure, Microsoft indique que le mieux, étant donné l’implantation massive de cette interface sur les PC et leurs écrans, est de ne pas de couper complètement le signal, mais de réduire la résolution des vidéos à 520 K au mieux, soit 960 x 540 pixels au lieu de 1920 x 1080 (rappel : DVD = 720 x 576p = 415 K EU, ou 720 x 480p = 346 K US). Ce serait moins bon qu’en vraie HD, mais ce serait un peu mieux qu’un DVD actuel.
    Ils précisent quand même que certains éditeurs pourront malgré tout choisir la solution écran noir, même si "les consommateurs seraient certainement mécontents".

    Mais les écrans eux même alors, quand vont-ils intégrer cette compatibilité HDCP ? Et bien mauvaise nouvelle : très souvent les contacts que nous avons chez les constructeurs en France n’ont tout bonnement jamais entendu parler de cette norme et ne peuvent donc pas nous renseigner pour le moment. Même quand ceux-ci vendent des moniteurs présentés comme pensés pour le montage vidéo. C’est dire...

    Sur les X écrans testés l’an dernier (on n’a pas fait le compte), deux étaient HDCP : le ViewSonic VP231WB et le Samsung SyncMaster 242MP. Ça ne fait pas lourd... Il y en a d´autres bien sur, mais cela représente encore une infime minorité.
     
    Le HDCP vu des cartes graphiques
    Vu des écrans, le HDCP est une horreur incompatible avec le parc actuel. Mais de toute façon, ce n’est pas mieux du côté des cartes graphiques.

    Pourtant, si l’on se fie aux caractéristiques des cartes, presque toutes les ATI et NVIDIA en vente depuis 2003 sont HDCP compliant.


    Cela signifie nullement qu’elles sont HDCP Ready, juste que les designs kits avaient été développés pour qu’en ajoutant une puce Silicon Image ou Texas Instrument les cartes gagnent cette compatibilité HDCP. Ce que n’a fait aucun constructeur.

    Pour mieux comprendre là où les constructeurs en sont, nous nous sommes tourné logiquement vers les principaux intéressés, ATI et NVIDIA, pour connaître leur position sur le sujet. Le premier est nettement plus bavard que l’autre.

    Les dernières Radeon X1000 desktop et portables différent des précédentes séries ATI. Cette fois la puce Silicon Image n’est plus nécessaire. Toutes ces nouvelles familles ont été pensées pour être inclues dans des environnements HDCP dans la mesure où la gestion de ces fonctions de sécurité a été câblée sur la carte (clés encryptées dans le Bios par exemple).


    Quatre conditions doivent néanmoins être remplies pour que la certification HDCP soit accordée : que la taille de l’eeprom soit adapté, qu’il soit flashable, qu’une puce ou que le GPU soit capable d’encrypter les données des films à la volée et que le constructeur achète les tables de compatibilité HDCP au consortium qui les gère, vendu à un prix avoisinant le dollar, voir un peu moins.
    A en croire ATI France, les premières cartes HDCP Ready seront markétées comme telles, car cela présentera un avantage facile à vendre, et ce ne serait le cas pour aucune disponible sur le marché, malgré les caractéristiques annoncées des X1000. Et elles ne pourraient pas être mises à jour ultérieurement pour bénéficier de cette compatibilité. La raison : en l’absence de fournisseur de contenu HD protégé, les constructeurs ne sont soumis à aucune demande des consommateurs, et estiment dès lors inutile de réduire leur marge de 1 $.

    NVIDIA s’étend moins sur le sujet. Les bios sont prêts, leurs cartes sont HDCP compliant depuis les FX, le dialogue avec les COPP drivers de Windows semble ok, manque la confirmation au niveau de l’encryptage. NVIDIA ne souhaite pas pour l’instant commenter cette partie. Ils ont, ils ont pas ? Ils ont très certainement, d’ailleurs le Media Center Sony VGX-XL1 dôté d´une sortie HDMI et annoncé par Sony au CES est HDCP et utilise une GeForce 6200 TC "spéciale". Mais il y a sûrement plus à venir plus tard.

    Le bilan, c’est que hélas aucune carte ATI ou NVIDIA, quelque soit son prix, n’est HDCP Ready, et donc HD Ready, pour le moment. Aucune ne vous permettra telle quelle de lire des films HD protégés en pleine résolution et non dégradés quand ils sortiront, que ce soit sous la forme de films à télécharger ou sur disque Blu-Ray ou HD-DVD. Quid d’une éventuelle mise à jour ? Pour le moment cela ne semble pas être à l’ordre du jour.
     
    Conclusion
    On vous l’avoue, nous n’avons pris conscience de toutes les conséquences entraînées par le HDCP que très récemment. Ça fait quelques mois que nous avions compris que cette nouvelle norme allait poser problème, d’où l’idée de cet article qui a un peu traîné du fait surtout d’un manque flagrant d’informations chez les constructeurs eux-mêmes ; ce n’est qu’en nous plongeant dedans pour cet article que nous avons pris la véritable dimension de la chose.

    En résumé : quand bien même vous auriez acheté l’un des rares écrans HDCP du marché (chose improbable, sauf s’il est équipé d’un sticker HD Ready) il sera incapable d’afficher les vidéos HD protégées car votre carte graphique actuelle n’est pas compatible. Quand bien même vous auriez cassé votre tirelire récemment pour vous offrir la dernière carte haut de gamme avec interpolation machin des vidéos et traitement bidule dernier cri, elle ne gère pas les DRM des films commerciaux HD : écran noir dans le pire des cas, résolution réduite probable sinon. Pourquoi ? Parce que cette fonctionnalité aurait coûté quelques euros de plus à l’achat sur la carte et que dans ce contexte de guerre des prix, personne ne veut augmenter ses tarifs pour une fonctionnalité que les consommateurs ne demandent pas... pour cause de manque d’information.

    Donc, ni les constructeurs d’écrans (à quelques rares exceptions près), ni ceux des cartes graphiques ne proposent cette fonctionnalité, pourtant peu coûteuse et disponible depuis au moins 2003 parce que nous, clients, ne la demandons pas. Ne faudrait-il pas leur indiquer que c’est bon, on a compris, on en a besoin de manière urgente maintenant ? Pour cela, le moyen le plus simple n’est-il pas de leur écrire directement ? Quelques chose dans ce goût là :



    Objet : Pourquoi mon écran et ma carte graphiques ne sont-ils pas certifiés HDCP ?

    Madame, Monsieur,

    Je me suis récemment équipé de matériels informatiques flambant neufs avec dans l’idée de lire dessus des films HD. Pour l’heure cela ne pose pas de problème : les films de démonstration proposés par Microsoft et Apple passent sans problème.

    Dès lors, comment pouvais-je me douter qu’en fait je ne pourrai pas lire les films HD protégés (sur Blu-Ray, HD-DVD, satellite, câble ou téléchargés) parce que ni mon écran, ni ma carte graphique n’ont été équipés des composants nécessaires, composants qui j’apprends coûteraient de l’ordre de quelques $ ?!?

    Les films HD arriveront dans quelques semaines. Aucune carte graphique et pour ainsi dire aucun écran ne seront compatibles, alors que les composants pour la certification HDCP sont disponibles depuis au moins 2003 ?!?

    Ce choix me laisse perplexe. Comment doit-on interpréter cette situation ? Si l’on part de l’idée que vous, constructeur, êtes au courant du côté incontournable de cette norme depuis au moins trois ans, qu’assurer la compatibilité aurait coûté moins de 5 $ par produit, doit-on en conclure que vous souhaitez tout simplement nous voir renouveler nos installations informatiques ?

    Au plaisir de connaître votre sentiment sur le sujet,

    Cordialement, mais franchement déçu,



    Et on pourrait l’adresser aux principaux intéressés, aux fabricants de cartes graphiques et d’écrans : ATI, NVIDIA, INTEL, Acer, Apple, Belinea, BenQ, Dell, Eizo, Fujistu-Siemens, HP, Hyundaï, Iiyama, LaCie, LG, Nec, Packard Bell, Philips, Samsung, Sony, ViewSonic...


    Bien entendu on doit également et avant tout jeter la pierre à la MPA (Motion Picture Association) puisqu’elle est à l’initiative du HDCP. Une fois de plus, le coût de cette norme censée protéger les fournisseurs de contenu et leurs revenus sera imputé à ceux qui verront leur libertés (copie privée) fortement réduite : le beurre et l’argent du beurre en quelque sorte...

    Au final, sachant que l’on a acheté nos composants informatiques en bonne et due forme, qu’on dispose désormais d’écrans à tubes ou plats censés pouvoir afficher au moins du 720p, qu’on achètera ou louera légalement des films commerciaux HD, bref qu’on aura payé tout ce qu’il fallait payer mais qu’on sera quand même dans l’impossibilité de lire nos films car nous serons soupçonnés d’emblée de vouloir les pirater, il n’y a plus qu’à espérer qu’une bonne âme charitable saura trouver une parade software au plus vite...

    Reste un dernier espoir quand même. La protection HDCP sera vraiment mise en place sur quelques rares médias dans 6 mois. On en trouvera certainement plus dans un an, date à laquelle le grand public commencera sans doute à vraiment s’y intéresser.

    D’ici là les constructeurs et surtout les éditeurs se seront peut-être accordés pour mettre en place des solutions plus douces que les downscalings dégradés et / ou les écrans noirs de punition pour absence de compatibilité HDCP. Espérons que nous aurons crié au loup pour rien. Mes frères, mes soeurs, prions, ou mieux, agissons !



    Article ajouté le 2007-03-22 , consulté 45 fois

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